Qualitexte

Nous rendons vos créations irréprochables.

Demander une relecture

Tag Archive for règles d’orthographe

à l’attention / à l’intention

drôle de dames

à l’attention / à l’intention

“Message à l’attention des collectionneurs :
Tous nos cols napolitains sont des pièces uniques, dessinées et assemblées à l’intention des drôles de dames.


J’arrête de confondre “à l’attention de” et “à l’intention de”.

En effet, quand j’écris une lettre ou un discours, je l’adresse “à l’attention” de celui qui le reçoit.

Je peux écrire sur l’enveloppe “A l’attention de Monsieur Z.”.

Mais quelle est la différence avec “à l’intention” ?

L’expression “à l’intention” s’utilise dans des cas bien précis : elle a un sens similaire à “en l’honneur de”.

Par exemple, on dira : un discours à l’intention des familles de soldats ou à l’intention des chefs d’État présents (c’est-à-dire dans le dessein d’être entendus !).

Je dirai / je dirais

"Tu vois, petit, si j'étais sûre de mon coup, je te dirais de mettre un -s au conditionnel..." En effet, si vous n'êtes pas sûrs de votre coup, mettez donc un -s à votre verbe : je dirais, je ferais, je serais... C'est aussi le cas dans les formules de politesse : je voudrais, je souhaiterais, je prendrais... Sinon, que se passe-t-il ? Votre verbe est au futur et vous tombez dans le domaine de la certitude. Le sens change donc complètement : - Je trouverais du boulot. (=dans mes rêves...) - Je trouverai du boulot. (=à coup sûr !)

“Tu vois, petit, si j’étais sûre de mon coup, je te dirais de mettre un -s au conditionnel…”

“Tu vois, petit, si j’étais sûre de mon coup, je te dirais de mettre un -s au conditionnel…”


En effet, si vous n’êtes pas sûrs de votre coup, mettez donc un -s à votre verbe : je dirais, je ferais, je serais…

C’est aussi le cas dans les formules de politesse : je voudrais, je souhaiterais, je prendrais…

Sinon, que se passe-t-il ? Votre verbe est au futur et vous tombez dans le domaine de la certitude. Le sens change donc complètement :
– Je trouverais du boulot. (=dans mes rêves…)
– Je trouverai du boulot. (=à coup sûr !)

Respecter les règles de l’orthographe est un bon début

Babylone

Babylone

Pour la quasi totalité des mots, une règle existe que l’on peut vérifier, avec un dictionnaire ou à l’aide d’un manuel qui en précise l’usage. Alors, quand un comparse cherche à m’expliquer pourquoi, de son propre chef, il a « décidé » (sic) d’écrire « de toute façon » avec des -s, j’en reste baba.

La règle, c’est la règle. En orthographe comme dans le civil.

« Mais, monsieur l’agent, ce stop ne sert à rien, je vais vous expliquer… »

En somme : je suis au-dessus des lois et je vais vous démontrer que j’ai bien raison.
On entend souvent que les bons résultats en dictée ont à voir avec l’intuition, la mémoire. Ils ont aussi très certainement un rapport avec notre capacité à obéir, à obéir aveuglément ; on parle d’ailleurs de « respect » de la règle. Si l’orthographe n’est plus autant à son avantage que par les lustres passés, c’est sans doute parce que cela fait belle lurette qu’on apprend aux élèves à ne pas obéir « bêtement », à questionner sans cesse l’ordre établi – à tel point que certaines têtes dures prennent plaisir, dès le plus jeune âge, à questionner les enseignants sur le bien-fondé des règles.

Un exemple de modalité d’enseignement de l’orthographe

Parmi la batterie d’exercices proposés en français, il en existe un qui peut conduire à un malentendu durable. Il consiste à proposer une phrase courte à la classe, du type : 

« Paul prendra ses feutres verts à la récréation. »

Ensuite, l’enseignant répertorie au tableau toutes les « écritures » des élèves. Un débat rapide est amorcé par l’enseignant afin d’écarter les écritures impossibles (par ex. « fetres » au lieu de « feutres ») et de confronter les propositions pour justifier les finales muettes, les terminaisons verbales et les accords. Mais que dit l’élève qui a écrit « prandra » ? ou « récréassion » ? Il dit : « on PEUT aussi l’écrire comme ça ». La juxtaposition de toutes ces écritures, parfois toutes erronées, laisse penser à certains que toutes se valent, surtout si elles ne peuvent être écartées par une mince réflexion.

À ce moment du débat, la sentence tombe, dictionnaire sous le bras : « c’est comme ça ! ».

C’est là que l’humilité et le respect doivent prendre le relais, par le recours indispensable aux outils (des dictionnaires, des manuels de grammaire, un traité de ponctuation, un lexique de typographie, etc.), derniers remparts contre cette idée fausse et largement répandue qu’on peut émettre un avis sur tout et n’importe quoi, et que toutes les opinions se valent, du moment qu’elles sont exprimées.