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La linguistique, c’est fantastique !

Les jeux de mots

Le jeu de mots est l’une des manifestations de la fonction ludique du langage. Il consiste à utiliser intentionnellement certaines particularités de la langue (homonymie*, homophonie*, paronymie*, polysémie*, synonymie*, etc.) pour rédiger un énoncé susceptible de produire un effet comique et, par là, de donner du plaisir.

Compte tenu des spécificités de chaque langue, les jeux de mots sont fréquemment intraduisibles, notamment quand ils affectent en priorité le plan du signifiant (oral et/ou écrit). Et là, je tire mon chapeau à ceux qui traduisent les dialogues de films. Surtout lorsqu’il s’agit de séries télé comiques !

"Amicalement vôtre", série britannique diffusée en France à partir de 1972.

“Amicalement vôtre”, série britannique diffusée en France à partir de 1972.

 

La contrepèterie (de l’ancien français contrepeter, “imiter par dérision”)

La contrepèterie consiste à produire un énoncé qui se chargera d’un sens différent si on en permute deux phonèmes (ou deux syllabes) :

Une femme folle à la messe (Rabelais)

La contrepèterie peut être non intentionnelle ; elle relève alors du lapsus* (voir des exemples plus bas).

 Le calembour

Autre forme de jeu de mots, le calembour est fondé sur la différence de sens entre des mots qui se prononcent de manière identique ou approchée :

Personnalité ⇒ “personne alitée”

As-tu pris un bain ? – Pourquoi ? Est-ce qu’il en manquerait un ?

 

calembour : La fin/faim justifie les moyens !

La fin/faim justifie les moyens !

 

D’autres calembours jouent sur la relation de deux séquences homonymes (ou paronymes) :

C’est la Vénus de Capoue. – Qui dites-vous qui a des poux ?

Quelques précisions sur les termes suivis d’un astérisque :

L’homonymie (du grec homos, “semblable”, et onoma, “nom”)

L’homonymie est l’identité (orale et écrite) de signifiant entre plusieurs éléments linguistiques. Par exemple, mousse (“jeune matelot”,”écume” et “végétal”) est le signifiant commun à trois signes différents.

L‘homonymie se laisse difficilement distinguer de la polysémie. Le problème, à vrai dire, concerne presque exclusivement les auteurs de dictionnaires, qui doivent décider s’ils consacrent à un signifiant deux articles (cas de l’homonymie) ou un seul (cas de la polysémie). Le problème reçoit nécessairement des solutions variables selon les critères utilisés. Le recours à l’étymologie n’est pas toujours décisif. Quand une analyse du signifié ne fait pas apparaître de trait commun entre les termes concernés, on peut parler d’homonymie : c’est certainement le cas pour le mousse masculin, ainsi distingué de ses deux homonymes féminins. Mais entre ces deux derniers n’est-il pas possible de trouver un trait sémique commun ? Selon la réponse qu’ils donnent à cette question, les lexicographes ouvrent une seule entrée lexicale (considérant qu’il y a polysémie d’une unité) ou deux entrées (considérant qu’il y a deux unités homonymes). La lexicographie contemporaine tend à privilégier le traitement homonymique plutôt que polysémique des problèmes de ce genre.

L’homophonie (du grec homos, “semblable”, et phônê, “voix”)

L’homophonie est l’identité orale de signifiant entre plusieurs éléments linguistiques.

Eau et haut, par exemple, sont des homophones.

La paronymie (du grec para, “à côté”, et onoma, “mot”)

La paronymie est une homonymie incomplète : au lieu d’être exactement identiques, les paronymes restent distincts par une partie limitée de leurs signifiants respectifs. On distingue les deux cas suivants :

– entre “collusion” et “collision”, “chasse” et “châsse”, “recouvrer” et “recouvrir”, etc., les signifiants, largement communs, restent cependant distincts dans la prononciation et dans l’orthographe ;

– “censé” et “sensé”, “chaos” et “cahot”, “s’égailler” et “s’égayer”, “pose” et “pause”, etc., totalement confondus à l’oral, restent distincts dans l’écriture.

La paronymie rend compte de nombreux phénomènes : lapsus, jeux de mots, fautes d’orthographe, phénomènes d’attraction paronymique et d’étymologie seconde ou populaire.

La polysémie (du grec polus, “nombreux”, et sêma, “signe”)

Le terme de polysémie est utilisé pour décrire le fait qu’une unité lexicale correspond à plusieurs significations ; au niveau du signe, on dira qu’un seul signifiant est en relation avec plusieurs signifiés. C’est là une propriété caractéristique du vocabulaire général, dont les dictionnaires s’efforcent de rendre compte en faisant la liste des divers “sens” ou “acceptions” d’un même mot.

Parmi les problèmes que pose la notion de polysémie, on notera, d’abord, la difficulté qu’il y a parfois à distinguer plusieurs sens. À l’inverse se pose le problème essentiel de la distinction entre polysémie et homonymie. Les lexicographes s’appuient davantage sur les environnements linguistiques des mots (susceptibles de dissocier deux ou plusieurs types d’emplois intuitivement perçus comme distincts) que sur leur étymologie, car les mots ont souvent la même origine et ce critère d’analyse n’est plus pertinent.

La synonymie (du grec sunônumos, de sun, “avec”, et onoma, “nom”)

La synonymie est la relation qu’entretiennent deux formes différentes (deux signifiants) ayant le même sens (un seul signifié). Elle peut affecter des mots, des groupes de mots ou des phrases (on parle plutôt, dans ce cas, de paraphrase). Sur le plan logique, elle correspond à l’implication réciproque.

Le film commence à 19h00. = Le film débute à 19h00.

Le lapsus (mot latin, “glissement”)

Le lapsus est la réalisation d’une forme linguistique non conforme aux intentions conscientes du sujet parlant. Le lapsus est largement conditionné par les structures linguistiques. Il affecte des formes différentes selon qu’il se manifeste à l’oral ou à l’écrit.

 Propos d’une enseignante :

“Je remonte dans ma chambre.” Au lieu de : “Je remonte dans ma classe.”

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Proff, prauf, ou prof ? Vignette de Martin Vidberg.

 

Clin d’œil à Martin Vidberg dont je suis le blog génial “l’actu en patates”.

A vous de jouer avec les mots !  😉

 

Bibliographie (indispensable à la rédaction de cet article) :

La grammaire d’aujourd’hui, guide alphabétique de linguistique française, M. Arrivé, F. Gadet, M. Galmiche, Flammarion, 1986.

Le nouveau Petit Robert, dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française, J. Rey-Debove, A. Rey, 2008.

Se relire pour éviter les fautes les plus courantes

Mémo en 5 points pour se corriger efficacement

– Évacuer les fautes d’orthographe repérées par le logiciel de correction… et relire.

– Augmenter la taille des caractères… et relire.

– Imprimer votre texte… et relire.

– Au besoin, vérifier l’orthographe à l’aide de vrais livres… et relire.

– Enfin, se faire relire.

 

En plus des conseils que nous vous avons déjà donnés ici, là, et aussi à cet endroit-, vous trouverez dans cet article la liste des erreurs les plus fréquentes et des conseils pratiques pour vous relire efficacement.

 

Répertoire des fautes les plus courantes

7 Crocodiles vus d'avion

Ne tombez pas dans les pièges de la langue française !

Ce répertoire des fautes les plus courantes (constitué grâce à un sondage réalisé conjointement par le Projet Voltaire et les Timbrés de l’orthographe) devrait vous aider à vous focaliser sur certains mots et à éviter les plus gros pièges de la langue française.

  • Imprimez cette liste pour plus de confort et gardez-la sous les yeux quand vous devez vous relire.
  • Vérifiez un à un les items. Avez-vous appliqué les bonnes règles dans votre travail ?

Les fautes d’orthographe, grammaire et conjugaison :

– le pluriel des noms composés (56 %) ;
– la distinction entre futur et conditionnel avec « je » (34 %) ;
– le pluriel des nombres (27 %) ;
– le redoublement des consonnes (24 %) ;
– l’accord du participe passé (23 %).

Les fautes dues à l’utilisation d’un traitement de texte :

– les fautes causées par des remaniements de phrase du type “les groupes défavorisés” → “les classes sociales défavorisés” (correction : défavorisées);
– les fautes de typographie dues à une méconnaissance des règles générales de dactylographie ;
– les fautes de frappe.

Conseils pour se relire efficacement

  1. Se mettre en condition et choisir le bon moment. Être patient et intraitable.
  2. Évacuer les fautes d’orthographe lexicale repérées par le logiciel de correction. En cas de doute : vérifier.
  3. Varier la police ou la taille du texte pour ne pas relire plusieurs fois le contenu sous la même forme.
  4. Imprimer et laisser de côté l’écran.
  5. Vérifier l’orthographe à l’aide des ouvrages de référence.
  6. Laisser décanter et revenir plus tard.
  7. Se relire à l’envers pour faire abstraction du sens, en commençant par la dernière page et la dernière phrase.
  8. Se faire relire par le plus de personnes (fiables) possibles.

La relecture par des professionnels : la cerise sur le gâteau

Elle est la garantie d’un service de qualité, car réalisée par des personnes qui sont formées pour cela. En effet, leurs yeux ne naviguent pas de façon “naturelle” sur les mots. Le regard va et vient sur le mot et recherche systématiquement les liens d’accords entre les mots, à l’intérieur d’une phrase ou d’un texte. Les lectures successives par des personnes qui connaissent les règles et les pièges garantissent un résultat irréprochable. Si vous souhaitez des conseils pour choisir le relecteur qui vous convient, suivez le guide !

S’entraîner avec des dictées

Les bienfaits de la dictée pour améliorer son orthographe

Il est de fait que l’orthographe ne s’acquiert qu’avec une bonne réflexion et de nombreux exercices. La dictée fait partie de ces exercices, à condition qu’elle soit bien menée… La dictée est un exercice qui sollicite la mémoire cognitive (mémorisation des processus de réflexion), la mémoire visuelle et la mémoire auditive (à condition que tous les mots, soient épelés).

Un exercice de dictée (préparée ou analysée a posteriori) pratiqué de façon soutenue, méthodique et exigeante aura un impact fort dans les quelques semaines suivant son commencement.

Voici quelques conseils pour optimiser l’impact de l’exercice de dictée sur les résultats généraux en orthographe.

Cinq conseils pour que l’entraînement soit de qualité

1. Préparez chaque dictée avant la passation.

Photocopiez ou imprimez votre dictée en grand sur une seule page, en police 24 au minimum, placez-la devant vous.
Lisez-la à voix haute, éliminez avec un dictionnaire les doutes sémantiques, si vous en avez.
Épelez chaque mot par groupes syllabiques. Exemple : “chemin : che, c-h-e, min, m-i-n”.
Identifiez les verbes, leur temps, les sujets et les accords pluriels.
Relisez vos tables de conjugaison associées.

2. Recopiez la dictée en entier, en essayant de mémoriser plusieurs mots à la suite.

3. Demandez à un proche de vous dicter le texte étudié.

Si vous êtes seul(e), enregistrez la dictée avec l’enregistreur de votre ordinateur ou par un autre moyen.

Écrivez votre texte “sous la dictée” rapidement, puis réécoutez la dictée une dernière fois.

4. Faites un peu de grammaire !

– Identifiez les verbes avec leur(s) sujet(s).
– Identifiez les accords pluriels.
– Identifiez les noms communs et les noms propres, les déterminants, les pronoms personnels, les adjectifs, les adverbes…
– Si tout cela est flou pour vous, fouillez sur Internet et imprimez quelques leçons de grammaire du CE1 au CM2.

5. Enfin, relisez chaque mot l’un après l’autre, très lentement tout en vous posant les questions suivantes :

– Est-ce que j’ai bien repéré les sujets des verbes et accordé les verbes en conséquence ?
– Est-ce que j’ai bien repéré les adjectifs et les noms auxquels ils se rapportent ? Sont-ils correctement accordés ?

Comment tirer profit des dictées passées ?

Nous le répétons sans cesse, si vous avez la volonté de progresser vraiment en orthographe, alors il faut vous comporter comme un sportif : éliminer les mauvaises habitudes, muscler ses connaissances en grammaire et répéter le même geste jusqu’à l’exécuter parfaitement.

Pour tirer le meilleur profit de ces dictées, essayez de suivre ces conseils de professionnels :

  • Retravaillez vos erreurs, relisez les règles de grammaire et les tableaux de conjugaison.
  • Affichez vos dictées passées au-dessus de votre bureau.
  • Si vous avez fait plus de trois erreurs, refaites la dictée 24 heures après.
  • Et la plus importante : faites une dictée par jour !

  

⇒ Retrouvez 33 dictées du certificat d’études, sessions pour enfants et adultes, pour vous entraîner et améliorer votre orthographe !

⇒ Et entraînez-vous avec notre site gratuit et évolutif de quiz en orthographe, grammaire, conjugaison et syntaxe !

Dictées du certificat d’études primaires

Voici trente-trois dictées du certificat d’études primaires, classées par département.

Nous reproduisons ici les dictées de la session de l’année 1987.

Ce sont des dictées qui peuvent concerner des enfants à partir de 10 ans ou des adultes qui souhaitent évaluer leur niveau.

Si vous avez besoin de conseils sur les conditions dans lesquelles vous pouvez vous exercer grâce à ces dictées, vous les trouverez dans cet article.

 

AIN

 

ARDECHE

 

AVEYRON

 

CALVADOS

 

CHARENTE MARTIME

 

CÔTE-D'OR

 

CÔTES-DU-NORD

 

DEUX-SEVRES

 

GARD

 

HAUT-RHIN

 

HAUTE-GARONNE

 

HAUTE-SAVOIE

 

HAUTE-VIENNE

 

HAUTES-ALPES

 

INDRE

 

LOIRE

 

LOT

 

MAINE-ET-LOIRE

 

MANCHE

 

MAYENNE

 

MEURTHE-ET-MOSELLE

 

NORD

 

PAS-DE-CALAIS

 

PUY DE DÔME

 

PYRENEES ATLANTIQUES

 

SAÔNE-ET-LOIRE

 

SARTHE

 

SEINE-MARITIME

 

SOMME

 

TERRITOIRE DE BELFORT

 

 

 

Toutes ces dictées sont extraites des Annales corrigées du CEP – Livre du Maître – Vuibert, 1987.

Bien utiliser la préposition SUR

“Dans quel marasme les ai-je plongés ? Arrêter de dire “sur” leur paraît à tous insurmontable !

"Dans quel marasme je les ai plongés ! Arrêter de dire 'sur' leur paraît à tous insurmontable ! Sur la France, sur Paris, sur la Loire, sur la rue, sur l'année 2015, sur la tête de ma mère, il faut que ça s'arrête !"

 

 

Sur la France, sur Paris, sur la Loire, sur la rue, sur l’année 2015, sur la tête de ma mère, il faut que ça s’arrête !”

J’arrête de dire “sur” à la place de “en”, “à”, “dans”, “par”, “contre”, “après”…

Voici une liste de quelques emplois INCORRECTS à identifier et à bannir de sa syntaxe :

– deux fois *sur la semaine (PAR semaine) ;
– être *sur la porte (à la porte) ;
– jouer *sur la rue (DANS la rue) ;
– brouter *sur une prairie (DANS une prairie) ;
– *sur l’année dernière (AU COURS DE l’année dernière);
– il fait 20° *sur Paris (à Paris) ;
– travailler *sur une ferme (DANS une ferme) ;
– être fâché *sur qqn (CONTRE qqn) ;
– crier *sur qqn (APRES ou CONTRE qqn) ;
– *sur le tram (DANS le tram)…

Comme d’habitude, nous avons fait précéder d’un astérisque (*) les formulations incorrectes.

quand / quant

Quand Eric court, il porte un short. Quant à moi, je préfère le pull torsadé-col roulé quand je caresse des arbres.

Quand Eric court, il porte un short. Quant à moi, je préfère le pull torsadé-col roulé quand je caresse des arbres.

“Quand Eric court, il porte un short. Quant à moi, je préfère le pull torsadé-col roulé quand je caresse des arbres.”

J’arrête de confondre “quand” et “quant”. Et je ne reste pas sur mon quant-à-soi.

Règle :

– “Quand” est synonyme de “lorsque” et marque le temps.
– “Quant” signifie “pour ce qui est de” : “quant à”, “quant aux”.
Rester sur son “quant-à-soi” est une expression qui signifie, quant à elle, “garder une attitude réservée, distante”.

Ce n’est pas parce qu’on entend une liaison en [t] dans “quand il…” qu’on voit la lettre “t”. Voilà encore un cas où tout est une question de sens.

“*çà va ?! – Oui, *merçi, et toi ?! ” Aïe ! Halte-là !

merci pour ça

Tu diras merci pour ça !

“Tu diras merci à Tembo, quand tu auras fini de boire ça !”

J’arrête l’accrochage intempestif de cédilles et la pose d’accents inutiles.

Petit rappel non exhaustif :

“Merci” ne s’écrit pas “*merçi”, parce que le “c” devant le “i” fait déjà le son [s].
“Ça”, lorsqu’il remplace “cela”, est un pronom et il ne prend pas d’accent.
– On écrit “çà” avec un accent dans les seules expressions “çà et là” (“çà” étant un adverbe) et “Ah ! çà !” (“çà” étant une interjection).

je me suis permis/je me suis rendu compte

je me suis permis je me suis rendu compte

En 2015, j’arrête d’accorder les participes passés avec les compléments d’objet indirects.

“La première fois que j’ai vu Tzumei, je me suis permis de lui demander son âge. C’était osé. Mais j’étais jeune, et je ne m’en suis pas rendu compte sur le moment.”

J’arrête d’accorder les participes passés avec les compléments d’objet indirects.

En effet, aussi vrai qu’une femme ne dira pas “*je lui ai apprise des choses”, elle ne dira pas “*je me suis permise de” et n’écrira pas non plus “*je me suis rendue compte”.

Dans notre phrase d’exemple, on ne sait donc pas qui parle, de l’homme ou de la femme.

La raison en est qu’on “permet à” et qu’on “rend compte à”. La présence de cette préposition “à” ne nous permet pas d’accorder le participe passé avec le complément, car il est INDIRECT.

Alors, les filles, vous vous êtes permis de faire la faute et vous ne vous en êtes pas rendu compte ? Prenez de bonnes résolutions !

à l’attention / à l’intention

drôle de dames

à l’attention / à l’intention

“Message à l’attention des collectionneurs :
Tous nos cols napolitains sont des pièces uniques, dessinées et assemblées à l’intention des drôles de dames.


J’arrête de confondre “à l’attention de” et “à l’intention de”.

En effet, quand j’écris une lettre ou un discours, je l’adresse “à l’attention” de celui qui le reçoit.

Je peux écrire sur l’enveloppe “A l’attention de Monsieur Z.”.

Mais quelle est la différence avec “à l’intention” ?

L’expression “à l’intention” s’utilise dans des cas bien précis : elle a un sens similaire à “en l’honneur de”.

Par exemple, on dira : un discours à l’intention des familles de soldats ou à l’intention des chefs d’État présents (c’est-à-dire dans le dessein d’être entendus !).

Je dirai / je dirais

"Tu vois, petit, si j'étais sûre de mon coup, je te dirais de mettre un -s au conditionnel..." En effet, si vous n'êtes pas sûrs de votre coup, mettez donc un -s à votre verbe : je dirais, je ferais, je serais... C'est aussi le cas dans les formules de politesse : je voudrais, je souhaiterais, je prendrais... Sinon, que se passe-t-il ? Votre verbe est au futur et vous tombez dans le domaine de la certitude. Le sens change donc complètement : - Je trouverais du boulot. (=dans mes rêves...) - Je trouverai du boulot. (=à coup sûr !)

“Tu vois, petit, si j’étais sûre de mon coup, je te dirais de mettre un -s au conditionnel…”

“Tu vois, petit, si j’étais sûre de mon coup, je te dirais de mettre un -s au conditionnel…”


En effet, si vous n’êtes pas sûrs de votre coup, mettez donc un -s à votre verbe : je dirais, je ferais, je serais…

C’est aussi le cas dans les formules de politesse : je voudrais, je souhaiterais, je prendrais…

Sinon, que se passe-t-il ? Votre verbe est au futur et vous tombez dans le domaine de la certitude. Le sens change donc complètement :
– Je trouverais du boulot. (=dans mes rêves…)
– Je trouverai du boulot. (=à coup sûr !)

Les trois meilleurs dictionnaires de langue française

Il n’existe pas UN dictionnaire, mais une multitude de dictionnaires. Je dirais même qu’il existe un dictionnaire par personne, selon le champ disciplinaire de prédilection (médecine ou cuisine ?), l’âge (débutant ou collège ?), la taille de l’appartement (version poche ou en dix volumes ?) ou les langues pratiquées (argot ou latin ?). Alors, qu’est-ce qu’un dictionnaire ?

 

Définition succincte d’un dictionnaire

Un dictionnaire est un ensemble de mots classés dans l’ordre alphabétique et présentant chacun une définition ou une correspondance.

En d’autres termes, c’est un livre de mots, un très gros livre où tous les mots qui existent sont recensés et expliqués.

Comme nous tenons un blog sur le thème de l’orthographe, nous ne parlerons pas des dictionnaires spécialisés, même s’ils sont pléthoriques de nos jours (niches commerciales obligent), du dictionnaire des maladies au dictionnaire amoureux des faits-divers.

L’objectif de cet article est de fournir quelques pistes pour vous aider à choisir un ou plusieurs dictionnaires qui répondent positivement aux questions suivantes :

  1. Ce dictionnaire est-il fiable ? Fait-il autorité ?
  2. Ce dictionnaire est-il complet ? Apporte-t-il des exemples et des nuances d’usage ?
  3. Ce dictionnaire est-il actualisé ?

1. Le Petit Robert de la langue française, sous la direction de J. Rey-Debove et A. Rey, 2015.

Le Petit Robert de la langue française

Le Petit Robert de la langue française

Le Petit Robert (ou Nouveau Petit Robert) se présente comme “un dictionnaire de langue française, d’étymologie, de synonymes et contraires, de citations, d’expressions et locutions, de nuances, de difficultés grammaticales et de la francophonie”, autrefois appelé Robert 1, par complémentarité avec le Robert 2, dictionnaire universel des noms propres.

Alain Rey, lexicographe en chef du Robert, le décrivait ainsi dans la postface de l’édition 2007 :

« L’idéologie de l’élite, des couches supérieures, ignore superbement ou juge sévèrement […] tout autre usage que le sien. Au contraire le Petit Robert est ouvert à la diversité, à la communication plurielle ; il veut combattre le pessimisme intéressé et passéiste des purismes agressifs comme l’indifférence molle des laxismes. Le français le mérite. »

Le Petit Robert est le dictionnaire universitaire par excellence, dont on commence à percevoir la grande utilité en classe de Première quand il s’agit de décortiquer les énoncés de dissertation.

Nous aimons (depuis fort longtemps) : le papier avion, la police de caractère très élégante, les indications de prononciation et d’origine des mots, les phrases d’exemple complices et surtout le nombre d’entrées pour un même mot.

Extrait du Petit Robert 2015 - De nouvelles entrées.

Extrait du Petit Robert 2015 – De nouvelles entrées.

  • Exemple de phrases illustratives pour le mot “whiskey” ou comment enfoncer le clou donner une réputation : 1. “Je courus au bar et je revins avec deux whiskeys.” (Duras) – 2. “Le lendemain matin fut pénible, sans doute à cause des whiskeys de la veille.” (Sagan) Vous noterez, dans ces deux exemples, l’emploi pluriel du mot…

Nous regrettons : le prix élevé qui ne nous permet pas d’investir plus souvent dans l’achat d’un dictionnaire Robert actualisé.

Nous l’avouons : pour nous, le Petit Robert est LE meilleur dictionnaire de français.

 

2. Le Petit Larousse illustré 2015, Éditions Larousse.

Petit Larousse 2015

Petit Larousse 2015

Le Petit Larousse a deux générations de plus que le Petit Robert paru en 1967. Paru en 1905 pour la première fois, le Petit Larousse affiche une ambition pédagogique. En effet, il comprend deux parties : noms communs et noms propres. En outre, il faut compter sur les fameuses “pages roses” du milieu avec les expressions latines (une raison pour choisir l’option latin au collège), les drapeaux de tous les pays du monde, un atlas géographique, une chronologie universelle et, surtout, de grandes planches didactiques (oiseaux, décorations, arbres, corps humain, etc.).

Pour résumer, le Petit Larousse est LE dictionnaire des familles. Il flirte avec l’encyclopédie de poche. C’est le dictionnaire des cruciverbistes qui peuvent accéder facilement aux noms propres les plus courants. Le dictionnaire de l’écolier qui passe son temps libre à reproduire les drapeaux. Le dictionnaire, enfin, des exposés de géographie. Le Petit Larousse n’est pas le meilleur dictionnaire de langue, mais c’est un excellent complément au Petit Robert.

Nous aimons : les planches colorées, les extraits d’atlas géographique et les nombreux schémas explicatifs (rien de tel qu’un schéma pour expliquer ce qu’est un séisme, par exemple).

Nous regrettons : l’absence de linguistique dans les définitions : pas de phonétique (mais depuis peu la possibilité d’entendre la prononciation de n’importe quel mot sur leur site), pas d’indication sur l’origine des mots, pas d’exemple d’usage, sans parler des définitions parfois très insuffisantes.

3. Le Littré, Éditions du Cap, jusqu’en 2003.

Dictionnaire de la langue française Littré, en 3 volumes.

Dictionnaire de la langue française Littré, en 3 volumes.

Parlons enfin du “grand” et “lourd” Littré, dont il faut différencier les versions antérieures des versions abrégées postérieures à 2004, éditées au Livre de Poche sous le nom de “Nouveau Littré”.

Le Littré est le plus ancien des dictionnaires (première parution, chez Hachette, de 1863 à 1872). Il succède ainsi au Dictionnaire de l’Académie, dont il reprend les catalogues de mots, qu’il augmente de plusieurs milliers. C’est aujourd’hui le dictionnaire le plus fourni avec 136 000 entrées ( 60 000 pour le Petit Robert et 87 000 – dont les noms propres – pour le Petit Larousse). A l’origine, le projet du Littré se fondait sur la constitution d’un apport étymologique de référence. Lui ont été reprochés des indications de prononciation désuètes (“our” pour “ours”, par exemple) et son manque d’ouverture pour accueillir les termes issus des nouvelles technologies. Depuis 2004, avec la parution du Petit Littré, il a complètement intégré les recommandations de la Nouvelle orthographe de 1990.

Pour résumer, le Littré ancienne mouture est, plus qu’un dictionnaire, un grand livre destiné aux puristes et amoureux de la langue française. D’ailleurs, on peut se faire une idée de l’usage que l’on peut en faire en allant sur le site du Littré en ligne (suivre le lien en bas de cet article). A gauche de l’écran, on est invité à saisir notre requête dans un cadre et il est précisé : “une requête vide propose un mot au hasard”. Un mot au hasard ? Quelle merveilleuse idée !

Nous aimons : les indications étymologiques, le plaisir d’utilisation, les exemples tirés d’œuvres classiques.

Nous regrettons : le manque de souplesse et de concision dans le cadre d’une utilisation quotidienne, les trois tomes qui en font un dictionnaire fractionné, les nouvelles versions abrégées qui en altèrent la raison d’être.

Les dictionnaires en ligne : quelques recommandations

Tous ces ouvrages existent en version numérique, sous la forme de CD-roms, et sont également accessibles en ligne en version gratuite ou payante :

Les fautes de frappe

Personne n’est à l’abri d’une faute de frappe !

Une espacea invisible sur son éditeur de texte (*l’ oeil), un “s” qui vient se coller au mot suivant (des *gro syeux), une double lettre qui perd l’un de ses membres (une *feme), une lettre qui disparaît (un *hampignon), une autre qui revient de loin (*travzil)…
Les coquilles sont des erreurs que la raison ne connaît pas… et que le lecteur remarque.

Elles sont dues à la fatigue (cérébrale et oculaire) et apparaissent le plus souvent en fin de journée. Il faut en avoir conscience afin d’anticiper. Il serait regrettable de publier trop vite un article fleuri de coquilles, écrit en état de fatigue mentale et visuelle. Patience, donc.

Fractionnez votre travail de rédaction !

D’une part, c’est capital pour “re-voir” le fond de votre texte, d’autre part vos yeux se seront reposés et scruteront votre texte comme s’il s’agissait de la première fois. Les imperfections vous sauteront aux yeux et les coquilles brilleront d’un éclat tel que vous ne pourrez les manquer.

Il faut donc patienter et recharger ses batteries. Levez-vous et quittez pour un temps votre espace de travail et son écran lumineux… Changez-vous les idées en discutant, mangeant ou pratiquant une activité de loisir. A votre retour, vous aurez un regard neuf et critique sur votre travail.

Quand vous aurez assez distrait votre regard et votre esprit, vous pourrez passer à la deuxième phase de la rédaction, qui est celle de la relecture. Supprimez les coquilles ; augmentez ou réduisez votre texte ; jouez votre partition de relecture comme vous l’entendez : sur le mode “réécriture”, “révision”, “enrichissement” ou “réduction” !

Le conseil du chef pour éviter les fautes de frappe

Si vous avez écrit un article fleuve, vos yeux se fatigueront à nouveau et votre sens critique s’émoussera. Il vaut mieux fractionner à nouveau et prévoir plusieurs relectures de chaque partie.

a : une espace, nom féminin. Sur l’écran, l’espace désigne l’écartement entre deux signes.