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règles d’orthographe

Se relire pour éviter les fautes les plus courantes

Mémo en 5 points pour se corriger efficacement

– Évacuer les fautes d’orthographe repérées par le logiciel de correction… et relire.

– Augmenter la taille des caractères… et relire.

– Imprimer votre texte… et relire.

– Au besoin, vérifier l’orthographe à l’aide de vrais livres… et relire.

– Enfin, se faire relire.

 

En plus des conseils que nous vous avons déjà donnés ici, là, et aussi à cet endroit-, vous trouverez dans cet article la liste des erreurs les plus fréquentes et des conseils pratiques pour vous relire efficacement.

 

Répertoire des fautes les plus courantes

7 Crocodiles vus d'avion

Ne tombez pas dans les pièges de la langue française !

Ce répertoire des fautes les plus courantes (constitué grâce à un sondage réalisé conjointement par le Projet Voltaire et les Timbrés de l’orthographe) devrait vous aider à vous focaliser sur certains mots et à éviter les plus gros pièges de la langue française.

  • Imprimez cette liste pour plus de confort et gardez-la sous les yeux quand vous devez vous relire.
  • Vérifiez un à un les items. Avez-vous appliqué les bonnes règles dans votre travail ?

Les fautes d’orthographe, grammaire et conjugaison :

– le pluriel des noms composés (56 %) ;
– la distinction entre futur et conditionnel avec « je » (34 %) ;
– le pluriel des nombres (27 %) ;
– le redoublement des consonnes (24 %) ;
– l’accord du participe passé (23 %).

Les fautes dues à l’utilisation d’un traitement de texte :

– les fautes causées par des remaniements de phrase du type “les groupes défavorisés” → “les classes sociales défavorisés” (correction : défavorisées);
– les fautes de typographie dues à une méconnaissance des règles générales de dactylographie ;
– les fautes de frappe.

Conseils pour se relire efficacement

  1. Se mettre en condition et choisir le bon moment. Être patient et intraitable.
  2. Évacuer les fautes d’orthographe lexicale repérées par le logiciel de correction. En cas de doute : vérifier.
  3. Varier la police ou la taille du texte pour ne pas relire plusieurs fois le contenu sous la même forme.
  4. Imprimer et laisser de côté l’écran.
  5. Vérifier l’orthographe à l’aide des ouvrages de référence.
  6. Laisser décanter et revenir plus tard.
  7. Se relire à l’envers pour faire abstraction du sens, en commençant par la dernière page et la dernière phrase.
  8. Se faire relire par le plus de personnes (fiables) possibles.

La relecture par des professionnels : la cerise sur le gâteau

Elle est la garantie d’un service de qualité, car réalisée par des personnes qui sont formées pour cela. En effet, leurs yeux ne naviguent pas de façon “naturelle” sur les mots. Le regard va et vient sur le mot et recherche systématiquement les liens d’accords entre les mots, à l’intérieur d’une phrase ou d’un texte. Les lectures successives par des personnes qui connaissent les règles et les pièges garantissent un résultat irréprochable. Si vous souhaitez des conseils pour choisir le relecteur qui vous convient, suivez le guide !

Nos références pour donner des leçons d’orthographe

Garantir la qualité des corrections apportées

Grand Larousse du XIXe siècle

Des ouvrages de référence

Certaines personnes croient que l’orthographe est soit magique, soit infuse… Certains pensent que les “bons en orthographe” n’ont pas besoin de se relire et que leurs bonnes notes en dictée sont dues à une bonne étoile ou à une fée de la grammaire qui se serait penchée tout sourire sur leur crâne vierge de bébé “comme les autres”.

En réalité, il faut bien avouer que, si des inégalités existent (capacité et sorte de mémoire), même les “bons en orthographe” se relisent et utilisent des sources sûres quand ils ont un doute, ce qui arrive fort souvent.

Quand on veut faire de la relecture, le minimum est de pouvoir offrir au client la garantie de la véracité des corrections apportées : il ne suffit pas d’asséner des règles d’orthographe, encore faut-il les justifier. Et pour ce faire, nous nous servons d’ouvrages de référence (et pas d’Internet).

D’où tirons-nous les leçons d’orthographe et d’usage que nous osons donner ?

Je vous présente les sources et références de Qualitexte, celles qui font de nous des killeuses bêtes en repérage de faute :

1. Le meilleur dictionnaire de français : le PETIT ROBERT → orthographe, étymologie, usage.

2. Un dictionnaire de difficultés : le DICTIONNAIRE DES DIFFICULTÉS DU FRANÇAIS (Hanse et Blampain) → usage correct et incorrect, belgicismes et québécismes.

3. Un répertoire de conjugaison : le fameux NOUVEAU BESCHERELLE → possibles et impossibles temps.

4. Un lexique typographique : l’intéressant LEXIQUE DES RÈGLES TYPOGRAPHIQUES EN USAGE À L’IMPRIMERIE NATIONALE  → règles et usages typographiques.

Un label de qualité en orthographe

Il faudrait un label de qualité ou de conformité “conforme à…” qui garantirait à nos clients la qualité et la conformité de nos conseils et corrections avec les règles et usages en vigueur. Cela n’existe pas encore.

 

Bien utiliser la préposition SUR

“Dans quel marasme les ai-je plongés ? Arrêter de dire “sur” leur paraît à tous insurmontable !

"Dans quel marasme je les ai plongés ! Arrêter de dire 'sur' leur paraît à tous insurmontable ! Sur la France, sur Paris, sur la Loire, sur la rue, sur l'année 2015, sur la tête de ma mère, il faut que ça s'arrête !"

 

 

Sur la France, sur Paris, sur la Loire, sur la rue, sur l’année 2015, sur la tête de ma mère, il faut que ça s’arrête !”

J’arrête de dire “sur” à la place de “en”, “à”, “dans”, “par”, “contre”, “après”…

Voici une liste de quelques emplois INCORRECTS à identifier et à bannir de sa syntaxe :

– deux fois *sur la semaine (PAR semaine) ;
– être *sur la porte (à la porte) ;
– jouer *sur la rue (DANS la rue) ;
– brouter *sur une prairie (DANS une prairie) ;
– *sur l’année dernière (AU COURS DE l’année dernière);
– il fait 20° *sur Paris (à Paris) ;
– travailler *sur une ferme (DANS une ferme) ;
– être fâché *sur qqn (CONTRE qqn) ;
– crier *sur qqn (APRES ou CONTRE qqn) ;
– *sur le tram (DANS le tram)…

Comme d’habitude, nous avons fait précéder d’un astérisque (*) les formulations incorrectes.

quand / quant

Quand Eric court, il porte un short. Quant à moi, je préfère le pull torsadé-col roulé quand je caresse des arbres.

Quand Eric court, il porte un short. Quant à moi, je préfère le pull torsadé-col roulé quand je caresse des arbres.

“Quand Eric court, il porte un short. Quant à moi, je préfère le pull torsadé-col roulé quand je caresse des arbres.”

J’arrête de confondre “quand” et “quant”. Et je ne reste pas sur mon quant-à-soi.

Règle :

– “Quand” est synonyme de “lorsque” et marque le temps.
– “Quant” signifie “pour ce qui est de” : “quant à”, “quant aux”.
Rester sur son “quant-à-soi” est une expression qui signifie, quant à elle, “garder une attitude réservée, distante”.

Ce n’est pas parce qu’on entend une liaison en [t] dans “quand il…” qu’on voit la lettre “t”. Voilà encore un cas où tout est une question de sens.

“*çà va ?! – Oui, *merçi, et toi ?! ” Aïe ! Halte-là !

merci pour ça

Tu diras merci pour ça !

“Tu diras merci à Tembo, quand tu auras fini de boire ça !”

J’arrête l’accrochage intempestif de cédilles et la pose d’accents inutiles.

Petit rappel non exhaustif :

“Merci” ne s’écrit pas “*merçi”, parce que le “c” devant le “i” fait déjà le son [s].
“Ça”, lorsqu’il remplace “cela”, est un pronom et il ne prend pas d’accent.
– On écrit “çà” avec un accent dans les seules expressions “çà et là” (“çà” étant un adverbe) et “Ah ! çà !” (“çà” étant une interjection).

je me suis permis/je me suis rendu compte

je me suis permis je me suis rendu compte

En 2015, j’arrête d’accorder les participes passés avec les compléments d’objet indirects.

“La première fois que j’ai vu Tzumei, je me suis permis de lui demander son âge. C’était osé. Mais j’étais jeune, et je ne m’en suis pas rendu compte sur le moment.”

J’arrête d’accorder les participes passés avec les compléments d’objet indirects.

En effet, aussi vrai qu’une femme ne dira pas “*je lui ai apprise des choses”, elle ne dira pas “*je me suis permise de” et n’écrira pas non plus “*je me suis rendue compte”.

Dans notre phrase d’exemple, on ne sait donc pas qui parle, de l’homme ou de la femme.

La raison en est qu’on “permet à” et qu’on “rend compte à”. La présence de cette préposition “à” ne nous permet pas d’accorder le participe passé avec le complément, car il est INDIRECT.

Alors, les filles, vous vous êtes permis de faire la faute et vous ne vous en êtes pas rendu compte ? Prenez de bonnes résolutions !

à l’attention / à l’intention

drôle de dames

à l’attention / à l’intention

“Message à l’attention des collectionneurs :
Tous nos cols napolitains sont des pièces uniques, dessinées et assemblées à l’intention des drôles de dames.


J’arrête de confondre “à l’attention de” et “à l’intention de”.

En effet, quand j’écris une lettre ou un discours, je l’adresse “à l’attention” de celui qui le reçoit.

Je peux écrire sur l’enveloppe “A l’attention de Monsieur Z.”.

Mais quelle est la différence avec “à l’intention” ?

L’expression “à l’intention” s’utilise dans des cas bien précis : elle a un sens similaire à “en l’honneur de”.

Par exemple, on dira : un discours à l’intention des familles de soldats ou à l’intention des chefs d’État présents (c’est-à-dire dans le dessein d’être entendus !).

Je dirai / je dirais

"Tu vois, petit, si j'étais sûre de mon coup, je te dirais de mettre un -s au conditionnel..." En effet, si vous n'êtes pas sûrs de votre coup, mettez donc un -s à votre verbe : je dirais, je ferais, je serais... C'est aussi le cas dans les formules de politesse : je voudrais, je souhaiterais, je prendrais... Sinon, que se passe-t-il ? Votre verbe est au futur et vous tombez dans le domaine de la certitude. Le sens change donc complètement : - Je trouverais du boulot. (=dans mes rêves...) - Je trouverai du boulot. (=à coup sûr !)

“Tu vois, petit, si j’étais sûre de mon coup, je te dirais de mettre un -s au conditionnel…”

“Tu vois, petit, si j’étais sûre de mon coup, je te dirais de mettre un -s au conditionnel…”


En effet, si vous n’êtes pas sûrs de votre coup, mettez donc un -s à votre verbe : je dirais, je ferais, je serais…

C’est aussi le cas dans les formules de politesse : je voudrais, je souhaiterais, je prendrais…

Sinon, que se passe-t-il ? Votre verbe est au futur et vous tombez dans le domaine de la certitude. Le sens change donc complètement :
– Je trouverais du boulot. (=dans mes rêves…)
– Je trouverai du boulot. (=à coup sûr !)

Respecter les règles de l’orthographe est un bon début

Babylone

Babylone

Pour la quasi totalité des mots, une règle existe que l’on peut vérifier, avec un dictionnaire ou à l’aide d’un manuel qui en précise l’usage. Alors, quand un comparse cherche à m’expliquer pourquoi, de son propre chef, il a « décidé » (sic) d’écrire « de toute façon » avec des -s, j’en reste baba.

La règle, c’est la règle. En orthographe comme dans le civil.

« Mais, monsieur l’agent, ce stop ne sert à rien, je vais vous expliquer… »

En somme : je suis au-dessus des lois et je vais vous démontrer que j’ai bien raison.
On entend souvent que les bons résultats en dictée ont à voir avec l’intuition, la mémoire. Ils ont aussi très certainement un rapport avec notre capacité à obéir, à obéir aveuglément ; on parle d’ailleurs de « respect » de la règle. Si l’orthographe n’est plus autant à son avantage que par les lustres passés, c’est sans doute parce que cela fait belle lurette qu’on apprend aux élèves à ne pas obéir « bêtement », à questionner sans cesse l’ordre établi – à tel point que certaines têtes dures prennent plaisir, dès le plus jeune âge, à questionner les enseignants sur le bien-fondé des règles.

Un exemple de modalité d’enseignement de l’orthographe

Parmi la batterie d’exercices proposés en français, il en existe un qui peut conduire à un malentendu durable. Il consiste à proposer une phrase courte à la classe, du type : 

« Paul prendra ses feutres verts à la récréation. »

Ensuite, l’enseignant répertorie au tableau toutes les « écritures » des élèves. Un débat rapide est amorcé par l’enseignant afin d’écarter les écritures impossibles (par ex. « fetres » au lieu de « feutres ») et de confronter les propositions pour justifier les finales muettes, les terminaisons verbales et les accords. Mais que dit l’élève qui a écrit « prandra » ? ou « récréassion » ? Il dit : « on PEUT aussi l’écrire comme ça ». La juxtaposition de toutes ces écritures, parfois toutes erronées, laisse penser à certains que toutes se valent, surtout si elles ne peuvent être écartées par une mince réflexion.

À ce moment du débat, la sentence tombe, dictionnaire sous le bras : « c’est comme ça ! ».

C’est là que l’humilité et le respect doivent prendre le relais, par le recours indispensable aux outils (des dictionnaires, des manuels de grammaire, un traité de ponctuation, un lexique de typographie, etc.), derniers remparts contre cette idée fausse et largement répandue qu’on peut émettre un avis sur tout et n’importe quoi, et que toutes les opinions se valent, du moment qu’elles sont exprimées.