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histoire de l’orthographe

Petit mémo sur la nouvelle orthographe

Pour la rentrée des classes, ces jeunes Groenlandais se sont mis sur leur trente-et-un.

Pour la rentrée des classes, ces jeunes Groenlandais se sont mis sur leur trente-et-un.

Ce qu’il faut retenir de la nouvelle orthographe

Voici quelques règles à retenir pour ne pas être surpris par les usagers de la nouvelle orthographe.

  • Les numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits d’union.
Ex. : vingt-et-un, deux-cents, trente-et-unième.

  • Dans les noms composés du type pèse-lettre (verbe + nom) ou sans-abri (préposition + nom), le second élément prend la marque du pluriel seulement et toujours lorsque le mot est au pluriel.
Ex. : un compte-goutte, des compte-gouttes ; un après-midi, des après-midis.

  • On emploie l’accent grave (plutôt que l’accent aigu) dans un certain nombre de mots (pour régulariser leur orthographe), et au futur et au conditionnel des verbes qui se conjuguent sur le modèle de céder.
Ex. : évènement, règlementaire, je cèderai, ils règleraient.

  • L’accent circonflexe disparait sur i et u. On le maintient néanmoins dans les terminaisons verbales du passé simple, du subjonctif et dans cinq cas d’ambigüité. 
Ex. : cout ; entrainer, nous entrainons ; paraitre, il parait.

  • Les verbes en -eler ou -eter se conjuguent sur le modèle de peler ou de acheter. Les dérivés en -ment suivent les verbes correspondants. Font exception à cette règle appeler, jeter et leurs composés (y compris interpeler).
Ex. : j’amoncèle, amoncèlement, tu époussèteras.

  • Les mots empruntés forment leur pluriel de la même manière que les mots français et sont accentués conformément aux règles qui s’appliquent aux mots français. 
Ex. : des matchs, des miss, des révolvers.

 

Des portemonnaies façon alligator.

Des portemonnaies façon alligator.

  • La soudure s’impose dans un certain nombre de mots, en particulier dans les mots composés de contr(e)- et entr(e)-, dans les mots composés de extra-, infra-, intra-, ultra-, dans les mots composés avec des éléments « savants », dans les onomatopées et dans les mots d’origine étrangère. 
Ex. : contrappel, entretemps, extraterrestre, tictac, weekend, portemonnaie.

  • Les mots anciennement en -olle et les verbes anciennement en -otter s’écrivent avec une consonne simple. Les dérivés du verbe ont aussi une consonne simple. Font exception à cette règle colle, folle, molle et les mots de la même famille qu’un nom en -otte (comme botter, de botte).
Ex. : corole, frisoter, frisotis.
 
  • Le tréma est déplacé sur la lettre u prononcée dans les suites -güe- et -güi-, et est ajouté dans quelques mots. 
Ex. : aigüe, ambigüe ; ambigüité ; argüer.

  • Enfin, certaines anomalies sont supprimées.
Ex. : asséner, assoir, charriot, joailler, relai.

(Source : Le RENOUVO, http://www.renouvo.org/enseignement.pdf

Voir aussi notre article “La nouvelle orthographe”.

Ce qu’il faut comprendre de la nouvelle orthographe

Le texte que vous allez lire est conforme à la nouvelle orthographe.

Le texte que vous allez lire est conforme à la nouvelle orthographe.

Réseau pour la nouvelle orthographe du français, le RENOUVO est une fédération d’associations sans but lucratif qui œuvrent pour diffuser l’information sur la nouvelle orthographe dans le monde francophone. 

Réforme de l’orthographe

Au cours des siècles, la langue française et son orthographe n’ont cessé d’évoluer. Pour commencer, de nouveaux mots et des sens nouveaux sont apparus, tandis que d’autres ont disparu. Ainsi, ce n’est qu’au milieu du XIXe siècle qu’est apparu le mot calculatrice. Gélule, formé à partir de gél(atine) sur le modèle du mot (caps)ule, est entré dans les dictionnaires au début du XXe siècle.

D’où vient la norme orthographique ?

 

Ordonnance de Villers-Cotterêts, août 1539.

Ordonnance de Villers-Cotterêts, août 1539.

La norme de la langue française vient de l’Histoire…

La langue française remplace officiellement le latin sous le règne de François 1er dans les documents juridiques et administratifs (cela ne signifie pas que la problématique de norme orthographique n’a pas été évoquée auparavant). Cette décision favorise l’homogénéisation de l’orthographe sur la base de l’étymologie latine. Au XIXe siècle, après plusieurs réformes et résistances, l’Académie française décide que c’est le courant étymologiste qui prévaut et non le courant phonétique (contrairement aux autres pays romans). Le français écrit est donc moins proche de la prononciation orale que d’autres langues. L’influence vient aussi des linguistes, lexicographes, grammairiens et des savants qui produisent nombre de dictionnaires et encyclopédies (Diderot, d’Alembert, Larousse).

Respecter les règles de l’orthographe est un bon début

Babylone

Babylone

Pour la quasi totalité des mots, une règle existe que l’on peut vérifier, avec un dictionnaire ou à l’aide d’un manuel qui en précise l’usage. Alors, quand un comparse cherche à m’expliquer pourquoi, de son propre chef, il a « décidé » (sic) d’écrire « de toute façon » avec des -s, j’en reste baba.

La règle, c’est la règle. En orthographe comme dans le civil.

« Mais, monsieur l’agent, ce stop ne sert à rien, je vais vous expliquer… »

En somme : je suis au-dessus des lois et je vais vous démontrer que j’ai bien raison.
On entend souvent que les bons résultats en dictée ont à voir avec l’intuition, la mémoire. Ils ont aussi très certainement un rapport avec notre capacité à obéir, à obéir aveuglément ; on parle d’ailleurs de « respect » de la règle. Si l’orthographe n’est plus autant à son avantage que par les lustres passés, c’est sans doute parce que cela fait belle lurette qu’on apprend aux élèves à ne pas obéir « bêtement », à questionner sans cesse l’ordre établi – à tel point que certaines têtes dures prennent plaisir, dès le plus jeune âge, à questionner les enseignants sur le bien-fondé des règles.

Un exemple de modalité d’enseignement de l’orthographe

Parmi la batterie d’exercices proposés en français, il en existe un qui peut conduire à un malentendu durable. Il consiste à proposer une phrase courte à la classe, du type : 

« Paul prendra ses feutres verts à la récréation. »

Ensuite, l’enseignant répertorie au tableau toutes les « écritures » des élèves. Un débat rapide est amorcé par l’enseignant afin d’écarter les écritures impossibles (par ex. « fetres » au lieu de « feutres ») et de confronter les propositions pour justifier les finales muettes, les terminaisons verbales et les accords. Mais que dit l’élève qui a écrit « prandra » ? ou « récréassion » ? Il dit : « on PEUT aussi l’écrire comme ça ». La juxtaposition de toutes ces écritures, parfois toutes erronées, laisse penser à certains que toutes se valent, surtout si elles ne peuvent être écartées par une mince réflexion.

À ce moment du débat, la sentence tombe, dictionnaire sous le bras : « c’est comme ça ! ».

C’est là que l’humilité et le respect doivent prendre le relais, par le recours indispensable aux outils (des dictionnaires, des manuels de grammaire, un traité de ponctuation, un lexique de typographie, etc.), derniers remparts contre cette idée fausse et largement répandue qu’on peut émettre un avis sur tout et n’importe quoi, et que toutes les opinions se valent, du moment qu’elles sont exprimées.